Dans la grande famille horlogère, il y a ceux qui inventent et qui créent et ceux qui, avec art et patience, perfectionnent ce que d'autres ont imaginé. On y côtoie des artisans admirables, souvent admirés. Dignes représentants de l'horlogerie contemporaine. On y trouve aussi ceux dont le génie a bouleversé un jour la marché des choses: ce sont les découvreurs. Abraham-Louis Perrelet fut l'un de ceux ci .
Qui aurait imaginé , en ce 9 janvier 1729 , que le petit garçon qui venait de voir le jour dans les montagnes neuchâteloises , allait devenir un maître dans son domaine ? Personnage respecté et admiré, plus de deux siècles plus tard, les historiens horlogers rendent encore hommage à ce grand homme .


 

Abraham se passionne très tôt pour l'horlogerie, dès son plus jeune âge. A l'âge adulte il décide de s'y consacrer entièrement. On lui attribue notamment l'invention de l'outil à planter ainsi que la machine à raboter les dentures. Enfin il allait pouvoir s'attaquer au coeur même de son objet : le mécanisme de la montre .

Une question occupe l'esprit de notre inventeur. Comment concevoir un mécanisme qui , à partir d'une seule impulsion initiale, continuerait à fonctionner indéfiniment? Les lois de la physique moderne montrent qu'il n'y a pas de solution à ce problème. Mais pourtant Abraham-Louis Perrelet est l'artisan qui s'approcha au plus près de l'impossible solution.

Il ne cesse d'innover, mobilisant son intelligence, son imagination, il met au point une série de nouvelles techniques destinées à améliorer la marche de la montre automatique. En 1777 il propose une invention reposant sur un principe novateur: armer le ressort du barrillet grâce à l'énergie dispensée par les mouvements naturels du porteur de la montre. Un déplacement ou un simple mouvement du corps suffit, par un ingénieux mécanisme , à récupérer l'énergie ainsi dispensée pour remonter le ressort de la montre .
 



Sa réputation prend de l'ampleur , son avis d'expert est bientôt sollicité de toutes parts. Abraham-Louis Perrelet ne cesse jamais d'étonner. Son adresse et sa sûreté de main peu ordinaire ne diminuent pas avec l'âge . Pour preuve, le Musée Internationnal de l'Horlogerie de La Chaux-de-Fonds possède ce qui est sans doute l'une des toutes dernières pièces de ce génial artisan, réalisée lorsqu'il avait 96 ans .

Pionnier infatigable, Abraham-Louis Perrelet n'en reste pas moins attaché à ses origines. Il passe toute son existence dans la demeure familiale du Locle . Il s'y éteint en 1826, après avoir travaillé pendant près de 80 années à développer la technique horlogère. Ce précurseur est de ceux dont l'héritage ne saurait disparaître .



 

Mathilda Nouali . 4°4




 
 
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